Combler les vides laissés par le système
Là où les archives manquent – parce que le système patriarcal n'a pas jugé bon de conserver le travail des femmes – la fiction prend le relais. Elle n'a pas besoin de "preuves" pour explorer une intériorité. Elle peut donner une voix, des doutes, et une humanité à des femmes qui n'étaient qu'une note de bas de page dans les carnets d'un homme. Le roman comble les vides.
"La littérature ne réécrit pas l'histoire, elle la complète. Elle lui rend son humanité et sa justice."
De l'assistante stéréotypée à la protagoniste
Pendant des décennies, la femme scientifique dans la fiction était un stéréotype : l'assistante dévouée du génie masculin, ou la vieille fille aigrie. Aujourd'hui, des œuvres comme Lessons in Chemistry ou L'Empreinte (sur Rosalind Franklin) les placent au centre. Elles deviennent les sujets de leur propre histoire, luttant activement contre le sexisme de leur milieu, et non plus les objets du récit d'un homme.
Un acte de justice narratif
En faisant de ces femmes des héroïnes, la littérature éduque. Elle force le lecteur à s'identifier à leur combat contre les préjugés et le vol de leur travail. C'est un acte de justice qui rend leur nom à nouveau visible et célèbre, inspirant une nouvelle génération à questionner le récit officiel.